2.2 - Ruth la Moabite dit à Noémi : Je vais aller aux champs pour glaner des épis derrière celui dont j’obtiendrai la faveur. Elle lui dit : Va, ma fille.
Noémi avait trouvé au fond d’elle-même le courage et la force de retourner à Bethléhem. Mais une fois dans cette ville, elle n’arrivait apparemment pas à aller plus loin dans sa recherche concrète de repos.
Il y avait tant de choses à mettre en ordre avant que s’établisse une routine quotidienne reposante pour Ruth et pour elle-même.
Car, à Bethléhem, la vie quotidienne des deux femmes était faite de toutes sortes d’obligations matérielles. Elles ne pouvaient plus ni l’une ni l’autre s’appuyer globalement sur le soutien matériel d’un mari protecteur, mais elles devaient se préoccuper de leur subsistance commune.
En outre, si pour le logement, Ruth et Noémi habitaient ensemble (Rt 2.23), sans doute dans l’ancienne maison d’Elimélek et de Noémi, restait l’obligation primordiale de trouver de quoi se nourrir quotidiennement.
Devant cette situation difficile, dont elle se trouve devoir assumer seule la responsabilité, Noémi apparaît désemparée.
Elle n’a dans un premier temps rien à proposer, brisée par les souvenirs malheureux ou attendant passivement que les choses se fassent.
Etait-ce cette difficulté paralysante que Ruth avait pressentie et qui était une des raisons humaines qui l’avait poussée à insister pour accompagner Noémi à Bethléhem ?
Dans cette situation, l’étrangère moabite va prendre discrètement l’intérim de la direction du duo en suggérant un moyen provisoire d’assurer leur subsistance commune.
Malgré la forme très affirmative de sa proposition, Ruth demande en réalité à Noémi son approbation du fait d’aller glaner après les moissonneurs dans les champs d’orge (Rt 1.22).
Glaner était une chose courante et très généreusement codifiée en Israël.
Selon la loi de Moïse, les moissonneurs devaient laisser sciemment un coin du champ sans le moissonner afin que les pauvres puissent y trouver de quoi se nourrir en glanant :
Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner.
(Lv 19.9-10)
Ruth l’étrangère
13,00€
Placé dans la plupart des anciennes éditions de la Bible entre le livre des Juges et le premier livre de Samuel, le livre de Ruth étonne en première lecture par son caractère bucolique. Alors que les deux livres historiques qui l’encadrent rappellent des périodes guerrières et tourmentées, ce récit se présente en effet comme un épisode tranquille, pratiquement insignifiant, de la vie de personnages animés de bons sentiments.
On a même prétendu qu’il s’agissait d’une présentation de différentes formes de l’amour humain, manifesté par les trois personnages principaux de cette histoire : Noémi, l’amour maternel, Ruth, l’amour filial et Booz, l’amour conjugal.
Ces différentes formes de l’amour, certes importantes dans notre monde, se retrouvent effectivement dans ce récit, mais est-ce une raison suffisante pour conserver dans le livre de la révélation du Dieu Tout Puissant, le souvenir de ces personnages ayant vécu des expériences humaines que nous avons qualifiées d’insignifiantes à l’échelle du monde, mais qui étaient cependant vitales pour eux ?
Ne le seraient-elles pas aussi pour nous ?
Jacques Gloaguen expose que oui, car au point de vue de la révélation de Dieu, ce qui se passe dans la vie de Noémi, de Ruth et de Booz a finalement une grande importance dans l’histoire spirituelle de notre monde.
Jacques GLOAGUEN
182
135*210
978-2-88027-253-1
mars 2026
2.2 - Ruth la Moabite dit à Noémi : Je vais aller aux champs pour glaner des épis derrière celui dont j’obtiendrai la faveur. Elle lui dit : Va, ma fille.
Noémi avait trouvé au fond d’elle-même le courage et la force de retourner à Bethléhem. Mais une fois dans cette ville, elle n’arrivait apparemment pas à aller plus loin dans sa recherche concrète de repos.
Il y avait tant de choses à mettre en ordre avant que s’établisse une routine quotidienne reposante pour Ruth et pour elle-même.
Car, à Bethléhem, la vie quotidienne des deux femmes était faite de toutes sortes d’obligations matérielles. Elles ne pouvaient plus ni l’une ni l’autre s’appuyer globalement sur le soutien matériel d’un mari protecteur, mais elles devaient se préoccuper de leur subsistance commune.
En outre, si pour le logement, Ruth et Noémi habitaient ensemble (Rt 2.23), sans doute dans l’ancienne maison d’Elimélek et de Noémi, restait l’obligation primordiale de trouver de quoi se nourrir quotidiennement.
Devant cette situation difficile, dont elle se trouve devoir assumer seule la responsabilité, Noémi apparaît désemparée.
Elle n’a dans un premier temps rien à proposer, brisée par les souvenirs malheureux ou attendant passivement que les choses se fassent.
Etait-ce cette difficulté paralysante que Ruth avait pressentie et qui était une des raisons humaines qui l’avait poussée à insister pour accompagner Noémi à Bethléhem ?
Dans cette situation, l’étrangère moabite va prendre discrètement l’intérim de la direction du duo en suggérant un moyen provisoire d’assurer leur subsistance commune.
Malgré la forme très affirmative de sa proposition, Ruth demande en réalité à Noémi son approbation du fait d’aller glaner après les moissonneurs dans les champs d’orge (Rt 1.22).
Glaner était une chose courante et très généreusement codifiée en Israël.
Selon la loi de Moïse, les moissonneurs devaient laisser sciemment un coin du champ sans le moissonner afin que les pauvres puissent y trouver de quoi se nourrir en glanant :
Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner.
(Lv 19.9-10)
Bethléhem, une oasis de paix ?
A quelle époque Noémi, Ruth et Booz ont-ils vécu ?
Quand le livre de Ruth a-t-il été écrit ?
Qui a écrit Ruth ?
« Goël, Lévirat et Jubilé »
Où trouver le livre de Ruth ?
Un livre mystérieux
Enseignements théologiques (David)
Enseignements prophétiques (Noémi et Ruth)
Enseignements mystiques (Booz)
Structure
1ère scène : Au pays de Moab
2ème scène : Dans les champs
3ème scène : Sur l’aire de vannage
4ème scène : Le mariage
Bibliographie
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